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Entretien
Entretien avec Bei Wang, évaluatrice en chef

le 6 août 2020

Entretien avec Bei Wang, évaluatrice en chef

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Entretien
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Q.

Y a-t-il quelque chose que vos collègues évaluateurs ignorent à votre sujet?

R.

Je suis auditrice en chef certifiée ISO 50001 – Systèmes de management de l’énergie. Depuis 2014, je m’implique profondément dans la mise en place d’un système mondial de performance énergétique supérieure (Global Superior Energy Performance-GSEP) pour les programmes de certification d’auditeurs en chef ISO 50001. J’ai aussi participé à plusieurs programmes de Ressources naturelles Canada et du département de l’Énergie étatsunien pour promouvoir les normes ISO 50001 et ISO 50003 au Canada.

Q.

Vous siégez au comité de sélection des Prix Global Energy Management. Pouvez-vous expliquer votre rôle?

R.

Depuis 2016, je suis l’un des deux représentants canadiens du comité. Les Prix sont décernés à des acteurs internationaux qui font preuve d’excellence en gestion de l’énergie et qui font rayonner la norme ISO 50001. Celle-ci est un référentiel fiable et souple pour relever les défis climatiques et énergétiques du monde. Au fil des ans, j’ai eu le grand plaisir de constater, en lisant les études de cas soumis par les candidats, la progression de la qualité et de l’envergure des efforts pour faire rayonner l’énergie propre.

Q.

Pendant la crise sanitaire, quelle a été la plus grande adaptation de vos démarches courantes?

R.

La pandémie pose évidemment de grands défis, surtout pour les évaluateurs comme moi, qui travaillent sur le terrain. Faute d’accès aux locaux des clients, le métier s’est tourné vers les méthodes d’évaluation à distance. Et vu le bouleversement inédit des façons de faire, les déplacements et les contacts de proximité ont fait planer de grandes incertitudes. J’ai donc eu la chance de faire appel à ma créativité pour m’adapter au nouveau contexte et aux méthodes d’évaluation à distance qui conviennent. J’utilise les technologies de communication (Zoom, Skype, c’est le client qui choisit), c’est très intéressant.

Q.

Quels défis posent les évaluations à distance pour vous et votre équipe?

R.

Nous avons pu effectuer la majorité des évaluations prévues. Les entreprises en situation difficile cherchent à économiser, et elles apprécient beaucoup les prestations à distance pour garder leur certification. Les évaluations à distance posent des défis intéressants, surtout en ce qui concerne la soumission de preuves et les échanges avec les clients. Pour y réussir, il faut bien se préparer.

Q.

Racontez-nous votre dernière réalisation et votre prochain objectif professionnel.

R.

J’ai récemment consacré le plus clair de mon temps libre à me préparer pour l’examen PMP (certification de gestion de projets). Mars dernier, j’ai réussi l’examen du premier coup, avec la mention « attentes dépassées » dans tous les cinq volets. Mon prochain objectif : obtenir un certificat de gestion de projet agile.

Q.

Qu’est-ce qui vous a porté à vouloir devenir évaluatrice?

R.

Après mon congé de maternité, j’ai réexaminé mon parcours professionnel. Au cours d’une bonne dizaine d’années, j’avais travaillé comme ingénieure pour trois entreprises privées. Il était temps de faire autre chose. Le métier d’évaluatrice me permet de déployer mes connaissances et mes compétences dans un contexte d’audit interne, ce qui est très valorisant. J’ai un doctorat en génie chimique de l’Université de Toronto et je cherchais un rôle où je pouvais travailler avec différents collaborateurs. Aujourd’hui, les relations client sont l’un des aspects les plus intéressants de mon travail.

Q.

Quel a été l’aspect le plus gratifiant de vos fonctions d’évaluatrice?

R.

Je vois que les petites entreprises et les nouveaux clients peinent souvent à saisir les exigences ISO. Dans mes fonctions, je m’assure que le client comprend bien que l’évaluation n’est pas un exercice de flicage, et qu’il ne s’agit pas simplement de décrocher la note minimale. L’équipe d’évaluation peut certainement constater des lacunes à combler, mais elle est surtout là pour trouver des preuves de conformité. À la réunion de clôture, on nous dit souvent que la haute direction de l’organisme client apprécie le travail méticuleux de notre équipe, ce qui est très valorisant.

Q.

Que faites-vous à vos heures perdues?

R.

J’adore m’entraîner. Je suis différents cours qui non seulement me font bouger et me gardent en forme, mais qui proposent une belle dynamique de groupe. Alimentation saine, clarté d’esprit et santé physique sont importantes pour moi : elles me permettent de me concentrer sur mon activité professionnelle.

 

Ingénieure agréée de l’Ontario, Bei Wang est titulaire d’un doctorat en génie chimique de l’Université de Toronto. Elle travaille depuis 2014 au Conseil canadien des normes, où elle exerce les fonctions de spécialiste en chef des services techniques. Ses 10 ans d’expérience de l’assurance qualité canadienne dans plusieurs domaines (biotechnologies, laboratoires d’analyses, instruments médicaux) sont complémentés par sa connaissance de la gestion des chaînes d’approvisionnement, de la gestion qualité, de la conception de produits et de la conformité réglementaire. Elle participe activement à plusieurs groupes de travail techniques et comités parallèles : TC 229 et TC 113 (nanotechnologies), TC 301 (management de l’énergie), SFM TC (aménagement forestier), TC 207 (gaz à effet de serre). Bei est actuellement évaluatrice associée à plusieurs programmes d’accréditation du CCN.

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