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Entretien
Entretien avec le professeur François Coallier, expert canadien de la normalisation du génie logiciel et de l’ingénierie des systèmes

le 28 avril 2021

Entretien avec le professeur François Coallier, expert canadien de la normalisation du génie logiciel et de l’ingénierie des systèmes

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Entretien
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François Coallier est professeur de l’École de technologie supérieure, institut de génie de premier plan associé au réseau de l’Université du Québec. Il a aussi été directeur fondateur du Département de génie logiciel et de technologies de l’information. Fort de plus de 35 ans d’expérience de la normalisation du génie logiciel et de l’ingénierie des systèmes, M.Coallier préside actuellement le sous-comité mixte de l’ISO et de l’IEC chargé de la normalisation de l’Internet des objets (ISO/IEC JTC 1/SC 41) et assure la vice-présidence du comité parallèle canadien associé au JTC1. Il est aussi membre du conseil d’administration du CCN

Q.

Quelle est l’importance des travaux normatifs du sous-comité ISO/IEC JTC/SC 41 Internet des objets et technologies connexes pour le quotidien des Canadiennes et des Canadiens?  

R.

Leur effet potentiel est considérable, car les normes rédigées encadrent de nouveaux marchés. L’Internet des objets (IdO), par exemple, touche les véhicules intelligents, l’agriculture de précision, les réseaux électriques, les usines intelligentes. Les villes intelligentes, d’ailleurs, sont munies d’un grand nombre de capteurs : l’IdO forme le noyau de ces systèmes. Mentionnons aussi sa pertinence pour la santé intelligente, notamment pour les produits comme les FitBitLes normes qui encadrent les nouveaux marchés servent aussi à fluidifier les échanges entre les individus, les équipes et les organismes.  

Q.

Comment faites-vous pour faire rayonner la normalisation dans la sphère universitaire?  

R.

Avant d’être professeur, j’ai travaillé presque 22 ans dans le secteur privé, où j’ai occupé différentefonctions : ingénieur et cadre d’ingénierie de la qualité, approvisionnement des TI, mise en place d’infrastructures informatiques, gestion des opérations et de l’architecture d’entreprise. Les recherches provenant du monde universitaire peuvent faire avancer la normalisation et la pédagogie. Maintenant que je suis professeur, j’intègre les normes dans mes plans de cours 

Q.

Comment fait le sous-comité ISO/IEC JTC 1/SC 41 pour encadrer des technologies en constante évolution? 

R.

Depuis sa création en 2016, le sous-comité a établi 14 groupes consultatifs ou ad hoc pour explorer des domaines émergents et l’éventuelle nécessité de les normaliser. Quelques exemples : informatique en périphérie, exploitation en temps réel de l’IdO, technologies prêt-à-porter, architecture de référence et harmonisation des vocabulaires, facteurs sociaux et humains touchant les services IdO, intégration des chaînes de blocs à l’IdO, fiabilité de l’interopérabilité.   

Q.

En tant qu’acteur canadien dans la normalisation, de quelle réalisation êtes-vous le plus fier? 

R.

Je suis particulièrement fier d’avoir présidé le comité ISO/IECJTC1/SC7 Ingénierie du logiciel et des systèmes pendant 20ans, de 1997 à 2017. Dans ce rôle, j’ai participé à la rédaction d’un vaste corpus normatif et au développement des connaissances du domaine.  

Q.

Des conseils pour les jeunes professionnels qui veulent participer à la normalisation du génie logiciel?  

R.

Ne pas écarter la normalisation : le domaine vous permet de nouer des relations, de découvrir différentes cultures, d’approfondir vos compétences… et c’est une activité très valorisante!   

La participation aux comités techniques internationaux comme ISO/IEC JTC/SC 41 permet aux experts de dessiner les contours des normes de leur domaine. Pour se renseigner sur les possibilités et entrer dans le monde de la normalisation, c’est par ici 

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