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Entretien
Faire valoir les intérêts canadiens au Conseil de l’ISO

le 4 décembre 2020

Faire valoir les intérêts canadiens au Conseil de l’ISO

Élue au Conseil de l’ISO à l’automne 2019 pour un mandat de trois ans, Chantal Guay est la première femme à diriger le CCN et à représenter le Canada au sein de cette instance dirigeante.

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Entretien
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Le Conseil canadien des normes (CCN) fait valoir les priorités du Canada auprès de l’Organisation internationale de normalisation (ISO) et veille à ce que le pays impulse les normes internationales de demain. Au cœur de la présence importante du Canada à l’ISO : Chantal Guay, directrice générale du CCN, qui siège au Conseil de l’ISO. Cet organe réunit 20 membres élus, des personnalités dirigeantes de l’ISO et les présidents des comités de politiques de l’organisme.

Élue au Conseil de l’ISO à l’automne 2019 pour un mandat de trois ans, Chantal Guay est la première femme à diriger le CCN et à représenter le Canada au sein de cette instance dirigeante. Elle joue un rôle névralgique dans la promotion des intérêts canadiens autour des grands enjeux : dynamiser le commerce, stimuler les innovations, avancer sur les questions mondiales. Sa campagne électorale s’est articulée autour de trois grands axes : une mobilisation régionale, des normes innovantes, une normalisation valorisée.

Presque un an après avoir entamé son mandat au Conseil de l’ISO, la directrice générale nous a accordé un petit entretien. Au programme : son expérience au Conseil et son action sur la scène internationale.

Q.

Les collaborations et les relations soudées formaient le noyau de votre programme électoral. Pourquoi sont-elles si primordiales dans les travaux normatifs internationaux?

R.

Les collaborations sont au cœur de la normalisation. Sans elles, impossible pour les experts de réunir un consensus mondial sur les dispositions normatives. Elles ont trois points d’ancrage : la confiance entre les collaborateurs, leur bonne foi et leur désir de faire œuvre utile. La concertation des forces vives entraîne des synergies entre les individus, avec à la clé des solutions qui sont plus que la somme de leurs parties. L’autre grand avantage : le croisement des points de vue nous permet de voir le monde sous un autre angle. Bref, collaborer, c’est s’épanouir.

Q.

Un exemple d’une action au Conseil dont vous êtes fière et qui a fait progresser les priorités du pays?

R.

À la dernière réunion du Conseil, nous avons approuvé une politique tournée vers les besoins particuliers des membres selon leur région. L’ISO doit toujours inclure le réseau de membres qui la composent dans ses activités et ses décisions administratives. Le CCN adhère à deux organismes de normalisation régionale : la Pan American Standards Commission (COPANT) et le Pacific Area Standards Congress (PASC). De concert avec les autres membres de ces groupes, il communique clairement que l’ISO doit tenir compte des besoins des membres de toutes les régions.

Q.

Que vous a appris votre participation à la normalisation internationale?

R.

Figurez-vous que même si les organismes nationaux de normalisation ont tous un mandat similaire, leurs structures sont toutes distinctes. Les collaborations et les échanges sont donc très enrichissants, quel que soit le parcours des collaborateurs ou leur classement aux index de développement.

Q.

Nous sommes confrontés à beaucoup de défis supranationaux. Que fait l’ISO pour avancer sur ces questions?

R.

La normalisation est un incontournable pour la santé, la sûreté, le bien-être, la compétitivité et la connexité des pays. Vu l’essor de la mondialisation, il faut un pôle qui réunisse les experts du monde pour proposer des solutions. Les principes qui sous-tendent le système de normalisation volontaire sont très importants, car ils définissent les cadres normatifs : ceux-ci portent les empreintes d’une pluralité d’acteurs, de décisions consensuelles, de procédures transparentes, de consultations publiques. Les normes sont d’excellents leviers pour faire circuler biens et services et favoriser la santé et la sûreté des populations.

Q.

L’innovation est une priorité pour le CCN et l’ISO. Sous votre direction, le CCN accompagne directement des acteurs innovants pour les aiguiller vers la normalisation et conforter la position du Canada dans le domaine. Depuis que vous avez intégré le Conseil de l’ISO, avez-vous constaté une réorientation des stratégies de l’ISO vis-à-vis de l’innovation?

R.

Oui, en effet. Je pense que la pandémie, le grand sujet d’actualité, est venue accélérer une évolution entamée il y a quelques années. La stratégie 2030 de l’ISO, solidement ancrée dans une transformation des travaux normatifs et de l’utilisation des normes, prévoit un rapprochement des utilisateurs pour bien cerner leurs besoins. Elle prévoit aussi d’aller au contact de la prochaine génération de rédacteurs de normes et d’aiguiller les non-initiés vers la normalisation.

Q.

Quelle importance attribuez-vous à ce rôle? Après un an de mandat, avez-vous une opinion différente?

R.

Mon opinion n’a pas changé : elle a été confirmée. Un Canada qui fait rayonner ses valeurs et les fait vivre dans les démarches normatives apporte une plus-value aux collaborations internationales. Vu l’importance des normes pour la santé, le bien-être, la sûreté et la compétitivité du pays, cet aspect de notre action demeure essentiel.

Mentionnons aussi que Mkabi Walcott, la vice-présidente des Normes et des relations internationales du CCN, a été élue au Bureau de gestion technique de l’ISO en 2018. Le Bureau s’occupe de l’encadrement général des comités techniques qui rédigent des normes internationales pour les différents secteurs d’activité.

 

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