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Entretien
Pleins feux sur une évaluatrice : Simina Pascut-Siddiqui

le 8 mars 2022

Pleins feux sur une évaluatrice : Simina Pascut-Siddiqui

Nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec Simina Pascut-Siddiqui au sujet de sa carrière, qui a commencé dans le laboratoire de contrôle de la qualité d’une brasserie roumaine et se poursuit au CCN dans le rôle de chargée de programme, Services techniques. Ses démarches dans les domaines de l’assurance de la qualité, des audits et des évaluations l’ont fait visiter plus de cinq pays où elle a pu profiter continuellement des connaissances de ses collaborateurs.

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Entretien
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Q.

Pouvez-vous décrire votre rôle actuel au CCN? Quel en est l’aspect le plus valorisant jusqu’à présent?

R.

J’ai intégré le CCN il y a trois ans en tant que chargée de programme, Services techniques, de la Direction des services d’accréditation. Mon travail concerne principalement le programme d’accréditation des laboratoires, dans le cadre duquel j’évalue le système de management de la qualité des laboratoires d’essais pour déterminer s’il répond aux exigences de la norme ISO/IEC 17025:2017 – Exigences générales concernant la compétence des laboratoires d’étalonnages et d’essais. Ce rôle m’a parmi d’acquérir des connaissances sur diverses normes ISO et d’obtenir la qualification d’évaluatrice principale dans plusieurs programmes.

L’aspect le plus valorisant de mon métier, c’est collaborer avec une équipe de collègues et d’évaluateurs aux connaissances et expériences variées. La diversité, l’ouverture d’esprit et la transparence sont tous des éléments essentiels à notre travail. Nos expériences collectives nous aident à évaluer la conformité aux normes sans parti pris. J’aime aussi obtenir les commentaires des clients et en apprendre plus sur la valeur de l’accréditation dans les démarches des laboratoires.

Q.

Votre carrière est centrée sur divers rôles dans l’assurance et le contrôle de la qualité. Qu’est‑ce qui a influencé votre carrière dans ce domaine?

R.

Après avoir obtenu un diplôme en génie alimentaire à la Middle East Technical University, en Turquie, je savais que je voulais travailler dans le domaine alimentaire. J’ai commencé ma carrière auprès de l’une des plus importantes brasseries de l’Europe de l’Est, en Roumanie. Mon superviseur, qui était aussi directeur principal de la brasserie, m’a encouragée à devenir gestionnaire de la qualité de tout l’établissement. J’ai bâti un laboratoire d’essais pour divers secteurs de la brasserie; j’ai créé l’espace requis, obtenu l’équipement nécessaire et embauché les techniciens. Le laboratoire analysait des composantes chimiques et biologiques, ainsi que des cannettes de bière et de l’eau. C’était une vaste structure de quatre laboratoires en un seul.

J’ai continué à explorer ma passion pour l’alimentation en effectuant une maîtrise en sciences et technologies des aliments à la Texas A&M University, aux États-Unis.J’ai poursuivi mon travail dans l’assurance et le contrôle de la qualité auprès de laboratoires privés et publics à Calgary, en Alberta, et démarré une entreprise visant à encourager les microbrasseries à mettre en place des programmes de contrôle de la qualité.

Le CCN a effectué une évaluation externe d’un laboratoire privé où je travaillais, à Calgary. J’ai bien aimé ses approches et méthodes, qui consistaient à nouer des liens avec le laboratoire pour bien saisir ses démarches. C’est ce qui m’a menée à explorer l’autre facette des audits et à devenir auditrice pour évaluer d’autres laboratoires dans le même domaine.

Q.

Y a-t-il des exemples de défis que vous avez dû affronter dans ce domaine à prédominance masculine?

R.

Tout au long de mon parcours, j’ai travaillé dans plus de cinq pays où j’ai dû me réinstaller et rebâtir ma carrière. Malgré les défis, ça m’a permis de m’adapter et de devenir flexible, ainsi que de tisser des liens avec des personnes aux contextes, ethnicités et cultures variés.

Faire valoir ma crédibilité et mon point de vue dans un domaine et des secteurs à prédominance masculine n’a pas été facile; souvent, mon opinion n’avait pas le même poids que celle des hommes. J’ai appris à adopter des démarches intentionnelles pour que mon opinion ait du poids.

Q.

Cette année, le thème de la Journée internationale des femmes s’articule autour de la devise #BriserLesPréjugés. Qu’est-ce que ce thème signifie pour vous et par rapport à votre travail?

R.

Selon moi, le thème de cette année signifie d’accepter ses collègues pour leurs compétences, expériences et connaissances. Dans mon domaine, l’impartialité est essentielle; elle constitue une force et une compétence incontournable pour le succès des évaluateurs. Il est particulièrement important de soutenir et d’encadrer les autres, peu importe leur sexe, leur origine et leur ethnicité. Donner aux évaluateurs des occasions égales en les encourageant à devenir évaluateurs principaux les aident aussi à entreprendre des rôles de direction. Les préjugés se présentent sous diverses formes dans notre domaine; il faut en tenir compte et les aborder dès que possible. C’est en reconnaissant l’expertise technique, les forces et les talents précis qu’on peut briser les préjugés et continuer à encourager les évaluateurs à réaliser leur plein potentiel.

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