Click here for menu Menu design element

Un monde de possibilités à votre portée.

Entretien
L’évaluateur en chef international Robert Volkman veille à la cohérence et au respect des certifications

le 7 décembre 2020

L’évaluateur en chef international Robert Volkman veille à la cohérence et au respect des certifications

Diffuser la page Diffuser
Entretien
Decorative image

Robert Volkman sait observer les évaluations de manière efficace et ciblée dans les délais établis. Avec son expérience du Régime CORSIA et de nombreux programmes du CCN, il aide des organisations à réaliser des évaluations rigoureuses. Son expertise et sa réputation bien établie aident le CCN à se positionner à la pointe de la normalisation et de l’accréditation internationales.

Robert Volkman nous a accordé un entretien. Au programme : son expérience des évaluations d’établissement et des observations d’évaluation avec le CCN.

Q.

Qu’est-ce qui vous a conduit à devenir évaluateur?

R.

J’ai commencé ma carrière d’auditeur en 1997, en travaillant sur la conformité réglementaire au Forest Practices Board, où j’ai participé à des audits menés par des évaluateurs du CCN. Ces expériences positives avec des évaluateurs compétents et professionnels m’ont motivé à approfondir ma connaissance des audits. J’ai fini par contacter le CCN pour devenir évaluateur.

Q.

Pouvez-vous nous en dire plus sur le Régime CORSIA et l’action du CCN?

R.

Le Régime de compensation et de réduction de carbone pour l’aviation internationale (CORSIA) est un rouage essentiel du plan de compensation des émissions de carbone du Canada. Il s’agit d’un dispositif mondial de compensation des émissions de carbone de l’aviation internationale pensé pour stabiliser les émissions dès 2020.

Le CCN s’est allié à Transports Canada et à l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) de l’ONU pour garder notre pays à la pointe de la réduction des émissions des vols internationaux.

Le gouvernement fédéral vient aussi d’annoncer son intention d’élaborer un plan pour un Canada carboneutre et prospère à l’horizon 2050. Le Canada s’est engagé à réduire ses émissions de GES. La cible : une diminution de 30 % par rapport aux émissions de 2005 d’ici 2030. Le Régime CORSIA l’aidera à atteindre cet objectif.

Q.

Le CORSIA est un programme obligatoire. Pourquoi est-il si important que les compagnies aériennes et les organismes de vérification s’y conforment?

R.

D’un point de vue canadien, la principale raison de se conformer, c’est que Transports Canada exige la déclaration des émissions de GES, ainsi que de leur réduction et de leur élimination. Les compagnies aériennes du monde entier doivent se munir d’une méthode pour déclarer leurs émissions de manière systématique et vérifiable.

Quant aux organismes de vérification, l’objectif global du CORSIA est d’assurer qu’ils répondent aux normes internationales les plus rigoureuses. La participation d’organismes de vérification conformes au Régime CORSIA inspire la confiance publique dans l’exactitude et l’évaluation indépendante des déclarations.

Q.

Quelles normes doivent respecter les organismes de vérification pour satisfaire aux exigences CORSIA?

R.

Voici les normes internationales applicables à l’accréditation CORSIA :

  • ISO 14065:2013, Gaz à effet de serre – Exigences pour les organismes fournissant des validations et des vérifications des gaz à effet de serre en vue de l’accréditation ou d’autres formes de reconnaissance
  • ISO 14064-3:2006, Gaz à effet de serre – Partie 3 : Spécifications et lignes directrices pour la validation et la vérification des déclarations des gaz à effet de serre
  • Organisation de l’aviation civile internationale, Normes et pratiques recommandées – Annexe 16, Volume IV
  • Organisation de l’aviation civile internationale, Manuel technique environnemental – Volume IV
Q.

Pouvez-vous résumer le processus d’accréditation CORSIA?

R.

Voici les étapes du processus :

Étape 1 : Évaluation de la demande initiale de l’organisme de vérification, ainsi que l’examen des documents soumis avec la demande pour déterminer si l’organisme se conforme aux exigences.

Étape 2 : Visite sur place ou à distance du siège social de l’organisme de vérification pour évaluer le processus de vérification et les compétences du personnel. Cette étape comprend une évaluation sur place de la capacité de l’organisme à effectuer des vérifications CORSIA.

Étape 3 : Délivrance de l’accréditation CORSIA à la fin du processus. Il faut ensuite passer à la visite d’accréditation initiale, aux observations d’audit, aux contrôles et, éventuellement, au processus de réaccréditation.

Voici d’autres documents d’orientation sur l’accréditation CORSIA :

Q.

Vos expériences internationales en tant qu’évaluateur?

R.

Ces dernières années, j’ai eu l’occasion de mener des observations d’audit en Chine. C’était enrichissant de découvrir une nouvelle culture et de voir l’enthousiasme que suscitent l’adoption et la mise en œuvre de normes.

J’ai également participé à une observation d’audit dans une usine automobile, pendant laquelle j’ai pu examiner la mise au point de l’intérieur d’une voiture autonome. Une expérience unique.

Pour que l’évaluation réussisse, le CCN a engagé des interprètes et utilisé diverses technologies de l’information et de la communication, comme le clavardage et des salles de réunion virtuelles. Une expérience très formatrice tant pour le client que pour le CCN.

Q.

Pouvez-vous donner un exemple de l’utilité de l’évaluation pour le client?

R.

Il arrive que le système de management d’un client soit trop complexe ou entraîne des exigences internes redondantes qui peuvent être difficiles à gérer. Cette situation peut donner lieu à un constat de non-conformité. Nous signalons toujours ces problèmes aux clients, ce qui peut être très utile pour eux après l’évaluation.

Q.

Qu’aimez-vous faire pendant vos temps libres?

R.

J’ai parfois tendance à trop travailler. Quand je prends congé, j’aime visiter des vignobles et faire des randonnées sur l’île de Vancouver. J’aime aussi cuisiner et essayer de nouvelles recettes.

Robert Volkman propose des services d’analyse et d’audit pour aider des organismes à mettre en œuvre des processus optimisés. Il est le président du comité parallèle canadien sur la gestion des gaz à effet de serre et des activités associées [TC 207/SC 7]. Il détient des titres professionnels en systèmes de gestion, en aménagement forestier, en gestion de projet, en santé et sécurité et en programmes de gestion de gaz à effet de serre.

 

 

Mots clés :